Mardi soir,
La meteo n'est guere optimiste pour demain, pluie, vent, du froid forcement, ce n'est pas annonce mais à 1200 m em avril, forcement du froid, et puis 50 kms pour commencer, et puis les bagages trempes degoulinants, et puis l'impossibilite de s'habiller à l'arrivee, et puis ou, l'arrivee, et puis apres, combien de jours ainsi...
Dans une auberge peu apres Digne, je me suis arrete, sous le soleil qui brillait encore en milieu d'apres-midi, esperant me reposer pour l'etape de demain qui sera longue. 285 kms ont deja ete parcourus, plutot lentement, plutot douloureusement et demain, Anne-Sophie me l'a confirme au telephone, il pleuvra.
La nuit vient de tomber, achevant de noircir un ciel deja assombri par les nuages, ne me reste, comme la chevre de Monsieur Seguin accrochee à son piquet, qu'à attendre l'aube avec comme seule distraction, le journal recupere au bistrot, sale, froisse, craquant. J'ai pousse le chauffage à fond, les nouvelles locales me laissent indifferent en revanche, le sudoku est intact; allons, je le fais, je le reussis, il ne pleuvra pas.
Quoi, deux 3!!, je ne rate jamais!! il m'arrive de ne pas les finir mais les rater, jamais!! alors, la pluie, le vent, les bagages trempes jusqu'en Turquie.. Je me suis rhabille, suis descendu chercher dans une sacoche un fascicule "Sudoku Master"que Genevieve avait glisse avant mon depart, j'aurais reveille le marchand de journaux s'il l'avait fallu, j'en aurais fait mille!! j'en ai fait deux, les ai reussis, il n'a pas plu.
Tout cela est finalement assez simple.


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